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Dimanche 6 avril 2003
AGRESSIONS BIOLOGIQUES
Technologie. Une nouvelle molécule pour répondre aux agressions biologiques.
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Par Laure NOUALHAT
samedi 05 avril 2003

 L'équipe de Robert Engel a sali quantité de textiles avec différents champignons: «Tous les agents actifs sont morts, terrassés par nos poignards». En revanche, ces derniers ne peuvent se fixer sur les fibres synthétiques. |
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ne paire de chaussettes antifongiques, une moquette sans bactéries, des combinaisons militaires con tre les armes biologiques. Les travaux d'une équipe du laboratoire de biologie du Queens College à New York présagent une nouvelle génération de textiles high-tech. Ses chercheurs ont mis au point une molécule qui poignarde les microbes et, surtout, s'accroche solidement aux textiles naturels.
La dague moléculaire se présente en deux parties. La première, le manche en quelque sorte, se compose d'un entrelacement de deux anneaux de carbone riches en azote tandis que la lame est une chaîne de seize atomes d'hydrogène. Les propriétés électrochimiques des membranes cellulaires des champignons et bactéries attirent les microorganismes vers les «lames» d'hydrogène. Une fois à proximité, le poignard fait son office et détruit les intrus.
Mécanismes du savon. Les chercheurs ont utilisé une solution à base de ces «poignards» dont ils ont enduit des surfaces. Dans le cas du textile, l'azote des anneaux se fixe sur les macroprotéines des fibres de soie et de laine, et sur les hydrates de carbone qui composent le coton. Le tissu se présente comme une surface recouverte de lames, «comme un lit serait recouvert de verre pilé», précise Robert Engel du Queens College.
«Nous avons copié les mécanismes du savon», explique le chercheur. Les molécules des détergents repoussent la poussière ou la graisse de la même manière mais elles peinent à s'accrocher au tissu. L'équipe de Robert Engel a sali quantité de textiles testeurs : coton, soie, laine, à l'aide de différents champignons, y compris de la levure de cuisine, de l'Escherichia coli, une bactérie très prisée des laboratoires de recherche, et de la Candida, une levure responsable des mycoses. «Tous les agents actifs sont morts, terrassés par nos poignards.» En revanche, ces derniers ne peuvent se fixer sur les fibres synthétiques.
Forte de ses résultats, l'équipe de Robert Engel cherche des industriels intéressés par le procédé. Après avoir réussi à allonger les lames en ajoutant des atomes, les chercheurs ont montré que leurs poignards pouvaient détruire des superchampignons et des bactéries réputées solides, en moins de deux heures. Comme, par exemple, Pseudomonas aeruginosa, un méchant microorganisme qui s'attaque aux cellules des personnes dont les défenses immunitaires sont déjà affaiblies.
Spores de charbon. Les travaux des scientifiques new-yorkais intéressent au plus haut point les responsables scientifiques de l'armée américaine. «Ils souhaitent développer des vêtements capables de tuer des spores de charbon ou de tout autre agent biologique», raconte Robert Engel.
Shantha Sarangapani, qui développe des vêtements de protection pour l'armée américaine, a déjà enduit des uniformes de la mixture moléculaire. «Comme les spores de charbon sont particulièrement robustes, nous devons attendre pour juger de l'efficacité de la méthode. S'il se niche dans les fibres du textile, le champignon peut se réveiller plusieurs années après».
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ericjeanloicbreton |
| 2003-04-06 12:08:46
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BIO-TERRORISME
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Vendredi 28 mars 2003
BIOTERRORISME
Les agents biologiques et chimiques, un arsenal facile à utiliser et à dissimuler
LE MONDE | 28.03.03 | 13h52
Le bacille du charbon, un produit mortel dans plus de 90 % des cas.
L'information, diffusée lundi 24 mars par plusieurs chaînes américaines de télévision, selon laquelle les dirigeants irakiens auraient établi autour de Bagdad une "ligne rouge" à ne pas franchir par la coalition sous peine de s'exposer aux effets d'armes de destruction massive, vient de relancer la controverse sur la réalité de la détention, par les Irakiens, d'un arsenal d'agents chimiques et bactériologiques. Depuis quelques jours, Colin Powell, relayé depuis jeudi 27 mars par le ministre de la défense britannique, Geoff Hoon, affirme que Bagdad a autorisé ses forces à utiliser de telles armes. "Nous avons des informations en ce sens", a-t-il déclaré en précisant qu'il n'avait "pas le moindre doute".
Dans la gamme des agents biologiques que l'Irak pourrait utiliser à des fins hostiles, le bacille responsable de la maladie du charbon (anthrax) est le plus fréquemment évoqué. La capacité de Bacillus anthracis à se transformer en spores résistantes à la chaleur et aux désinfectants en font un agent de choix pour les militaires et les bioterroristes. En 1990, l'Irak possédait 60 bombes porteuses de ce bacille originaire des Etats-Unis, selon des sources européennes. Soit 8 500 l de spores, précisent les professeurs François Bricaire et Philippe Bossi (Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris) dans l'ouvrage qu'ils viennent de publier sur le sujet (Bioterrorisme, éd. Elsevier).
Or il suffit, disent-ils, de 50 kg de spores dispersées par aérosol pour contaminer 250 000 personnes et en tuer 100 000 dans une ville de 5 millions d'habitants, comme Bagdad. Après une période d'un à six jours (la dose minimale infectieuse est comprise entre 8 500 et 50 000 spores), apparaissent les signes d'une grave infection pulmonaire. Faute d'un traitement antibiotique précoce, la mort survient dans plus de 90 % des cas. Elle se produit alors sept jours après l'apparition des premiers symptômes.
Aujourd'hui, la question est de savoir si le recours à du Bacillus anthracis "militarisé" peut être envisagé par le régime irakien sans exposer ses populations civiles et ses soldats à un risque important. A ce jour, le seul usage volontairement hostile des spores du charbon a été mené aux Etats-Unis dans les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001. Vingt-deux cas avaient alors été enregistrés et tout indique aujourd'hui que les germes utilisés étaient d'origine américaine. Pour leur part, les responsables irakiens affirment qu'ils ont détruit leurs stocks de 1990 et les inspections menées ces derniers mois sous l'égide des Nations unies n'ont permis ni de le confirmer ni de l'infirmer, pas plus qu'elles n'ont permis de découvrir d'autres agents biologiques, en particulier le redoutable virus de la variole.
Le même constat vaut pour les agents chimiques dont l'Irak a usé contre les Kurdes et les Iraniens, faisant des milliers de victimes, lors de la guerre 1980-1988. Les Irakiens en ont-ils encore des stocks ? Colin Powell en est persuadé. Il affirme que Bagdad en possède entre 100 et 150 tonnes et que "des éléments-clés de son infrastructure chimique prohibée" sont cachés "au sein de sa légitime industrie civile".
L'argument n'est pas à rejeter bien que les inspecteurs des Nations unies n'aient pu apporter la moindre preuve de sa véracité. Le caractère "dual" des espèces chimiques (les précurseurs) utilisées pour la fabrication de ces armes les rend éminemment suspectes car ces molécules peuvent indifféremment alimenter la chimie des engrais, des solvants, des cosmétiques ou des médicaments ou celle des gaz de combat. Avec comme facteur aggravant qu'il est toujours possible de convertir une usine d'engrais, d'herbicides ou de pesticides à des fins militaires.
Cette aptitude ne rend pas les contrôles simples, d'autant que les recettes de ces armes sont anciennes et bien connues : de 1936 pour le tabun, de 1938 pour le sarin, de 1944 pour le soman et de 1952 pour les agents V que les Irakiens sont soupçonnés d'avoir produits. De quoi rendre fébriles les états-majors qui ont à protéger leurs troupes contre leurs effets. Contre les vésicants (ypérite, gaz moutarde, lewisite et adamsite) qui produisent des brûlures de la peau et des muqueuses. Contre les suffocants (chlore et phosgène) qui créent des œdèmes pulmonaires et secondairement des troubles circulatoires et rénaux. Contre les poisons sanguins (acide cyanhydrique et chlorure de cyanogène) qui privent l'organisme d'oxygène. Contre les neurotoxiques (tabun, sarin, soman et produits V) qui bloquent le système nerveux.
CONTAMINATION DURABLE
Les Irakiens n'ont, semble-t-il, pas développé l'ensemble de ces agents chimiques. Mais on pense qu'ils ont produit de l'ypérite, du phosgène, du sarin et du soman et sans doute aussi un neurotoxique, le VX. Un produit, indique un expert de la délégation pour l'armement (DGA), à la synthèse complexe et aux précurseurs très surveillés, car non utilisés à des fins civiles. Les Irakiens en ont-ils encore ? Et, si oui, a-t-il résisté au temps et gardé son efficacité ?
Ce sont les questions que se posent les militaires. Car, poursuit cet expert, le VX que l'on répand sous forme d'aérosols peut contaminer une zone pour des mois là où le sarin, le soman et le tabun, composés volatils, disparaissent du champ de bataille au bout de quelques heures. Malgré leurs recherches, les troupes de la coalition n'en ont pas trouvé en dépit des certitudes du ministre de la défense britannique et de la découverte, à 160 km de Bagdad, d'une usine dont le Pentagone cherche à déterminer la nature. De même, le missile tombé en fin de semaine au Koweït n'a pas apporté la preuve, selon les Allemands, qu'il contenait des matières chimiques ou biologiques. Mais faut-il se contenter de ces premiers éléments ?
Jean-François Augereau et Jean-Yves Nau
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.03.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-28 13:32:54
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BIO-TERRORISME
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Vendredi 21 mars 2003
TERRORISME
De la ricine retrouvée gare de Lyon Alors que le plan Vigipirate vient d'être renforcé, des traces de ce poison mortel ont été dans un casier de la consigne de la gare parisienne.
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 La gare de Lyon (AP) | Des traces de ricine, un poison mortel pour lequel il n'existe pas d'antidote, ont été découvertes dans deux flacons saisis dans un casier de la consigne de la gare de Lyon, à Paris, lundi dernier, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur. La police, alertée par la SNCF, a mis la main sur deux flacons contenant de la poudre, une bouteille contenant un liquide, et deux autres flacons contenant eux aussi un produit liquide, précise le ministère dans un communiqué. Or les analyses ont montré que les deux derniers flacons contenaient des traces de ricine, dans un mélange qui s'est révélé être un poison très toxique, précise l'Intérieur, qui ajoute que les analyses se poursuivent.
Renforcement du dispositif "Vigipirate"
Ces informations ont été communiquées alors que, après le début de l'offensive militaire américaine en Irak jeudi aux petites heures, le gouvernement français a annoncé le renforcement du dispositif "Vigipirate" pour parer à d'éventuels attentats sur le territoire. Des militaires supplémentaires ont été déployés autour des lieux publics dits "sensibles" (gares, métro, aéroports) et un centre de crise a été ouvert au ministère de l'Intérieur. En février dernier, trois hommes avaient été inculpés à Londres de complot visant à fabriquer une arme chimique, après la découverte de ricine dans un appartement du nord de la capitale en janvier. La ricine, administrable par voie digestive, injection ou inhalation, est potentiellement mortelle en quelques jours.
La plante
Elle est extraite de la graine de ricin (Ricinus communis, Ricinus sanguineus), plante spontanée des régions tropicales et tempérées, également cultivée comme plante d'ornement ou à des fins commerciales pour l'extraction de l'huile. Cette huile, utilisée autrefois en thérapeutique comme purgatif, peut, lorsqu'elle est insuffisamment purifiée contenir de la ricine à fortes concentrations. Les tourteaux obtenus après extraction de l'huile sont également très riches en ricine, selon l'Institut de veille sanitaire (INVS). Ce poison pourrait être dissout dans l'eau de distribution sans en modifier le goût, introduit dans un aliment ou dispersée par aérosol, mais il est dénaturé par chauffage pendant dix minutes à 80 C ou une heure à 50C. En cas d'utilisation à des fins terroristes, l'INVS estime que sont susceptibles d'être visés "des membres des autorités civiles ou militaires, des parlementaires, des journalistes ou des personnes 'fragiles' appartenant à une collectivité (crèches, écoles, établissements sanitaires et sociaux)". (AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:03:54
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TERRORISME, BIO-TERRORISME
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Jeudi 20 mars 2003
TERRORISME
L'Express du 20/03/2003 Vigipirate-Biotox La France se défend par Jean-Marc Biais, Jean-Marie Pontaut Du terrorisme à la guerre bactériologique, le plan de protection du territoire renforce le niveau de vigilance. Et lance les mesures appropriées -- PUBLICITE -- Souhaitons que jamais une région ou une ville française ne devienne «écarlate». Cette couleur violente correspond en effet au dernier degré du nouveau Vigipirate, le plan d'urgence qui doit entrer en vigueur très prochainement. Jusqu'ici, Vigipirate ne comportait que deux phases; il compte désormais cinq degrés, représentés, selon leur gravité, par des couleurs, vert, jaune, orange, rouge et... écarlate. De plus, il n'est plus appliqué à l'ensemble du territoire, mais peut varier, par exemple, selon les villes, être rouge à Paris et vert à Guéret... Une réforme étudiée depuis l'an dernier par le secrétariat général de la Défense nationale. Mais, face au risque actuel, le gouvernement met également en place toute une batterie de mesures visant des menaces autant extérieures qu'intérieures. Ainsi, à l'étranger, les demandes de visa seront particulièrement contrôlées. Le gouvernement se donne, en outre, la possibilité de fermer les frontières, une mesure prévue par l'article 2-2 de la convention de Schengen et déjà plusieurs fois appliquée. La sécurité de l'aéroport de Roissy va être réétudiée et confiée à un coordinateur. Les RG surveilleront les «groupes à risque» Le ministère de l'Intérieur, évidemment, est maître d'œuvre. Un PC central, le COB (commandement opérationnel Beauvau), situé à l'étage de la Direction de la police nationale, fonctionnera vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un représentant des RG, de la DST, de la PJ, de la sécurité publique et de la police de l'air et des frontières y siégeront en permanence. Nicolas Sarkozy a demandé à tous les préfets de recenser les points «sensibles» de leurs départements. On dénombre ainsi plus de 1 400 lieux de prière islamiques et plus de 700 organismes liés à la communauté juive. Tous ne peuvent évidemment être protégés en permanence, mais ils devront faire l'objet d'une surveillance particulière, passage de patrouilles, par exemple. De même, les représentations diplomatiques exposées - Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne, Israël, pays du Golfe ou du Moyen-Orient - verront leur sécurité renforcée. Les services de renseignement sont naturellement mis à contribution. Les RG surveilleront les «groupes à risque», extrémistes de tout poil, de droite comme de gauche, ainsi que les sympathisants des mouvements antimondialistes et antiguerre. On craint particulièrement des actions antisémites. La lutte antiterroriste, coordonnée par un organisme de synthèse (l'Uclat), demeure évidemment prioritaire. La DST, les RG et la PJ renforcent la surveillance des islamistes déjà repérés ou contrôlent le passage d'éventuels «meneurs», susceptibles de préparer des attentats en France. Plusieurs membres de réseaux ont été arrêtés récemment dans la banlieue parisienne. La position diplomatique de l'Hexagone ne le met pas à l'abri, d'autant que les activistes peuvent s'en prendre à des intérêts étrangers. Un dispositif contre le risque bioterroriste Enfin, le gouvernement craint particulièrement des attaques bactériologiques ou chimiques. Depuis octobre 2001, la France a donc mis en place un dispositif de prévention, de surveillance et d'intervention contre le risque bioterroriste: le plan Biotox. Dans ce cadre, le ministère de la Santé a obtenu des moyens supplémentaires (plus de 150 millions d'euros). Les hôpitaux ont été équipés en matériel de pointe (analyseurs, sas et tenues de décontamination…). Une cellule spéciale a été créée à l'Institut Pasteur. Un réseau de laboratoires, disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, a été constitué. Le 11 février, des mesures spécifiques de lutte contre une éventuelle attaque au virus de la variole ont été adoptées. Cet agent infectieux fait partie de la liste des 23 produits (chimiques, biologiques et radioactifs) susceptibles d'être utilisés par des terroristes. Les autorités sanitaires ont prévu une réponse graduée, avec cinq niveaux d'alerte. Actuellement, il n'y a «aucun cas de variole dans le monde». Mais, par précaution, on vient de vacciner les 150 spécialistes (médecins, infirmiers, policiers, magistrats, personnels de laboratoire…) chargés de coordonner l'action contre une contamination. Le niveau 2 («menace avérée») entraîne la vaccination d'une équipe hospitalière dans chacune des sept zones de défense, soit au total de 600 à 900 personnes. Dès qu'un cas de variole sera recensé hors de France (niveau 3), tous les spécialistes des services de secours et de sécurité, soit 2 millions d'individus, seront immunisés. Avec la détection d'un malade sur le territoire (niveau 4), toutes les personnes exposées seront vaccinées. La vaccination de l'ensemble de la population n'est envisagée qu'au niveau 5: «survenue de nombreux cas simultanés». La France, qui dispose d'un stock de 72 millions de doses, pourrait ainsi répondre à cette attaque, la plus effrayante que craignent les services spécialisés.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-20 10:37:35
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TERRORISME, BIO-TERRORISME
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Mardi 11 mars 2003
BIO-TERRORISME
Le plan Biotox, créé après le 11 septembre 2001, anticipe les menaces et imagine les réponses sanitaires.
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Par Julie LASTERADE
mardi 11 mars 2003


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ertains ont vécu leur «première poussée d'adrénaline avec une vraie fausse alerte». Des scénarios quasi apocalyptiques ont été imaginés pour faire face à une éventuelle attaque bioterroriste, chimique ou nucléaire. L'exercice est difficile. «Personne n'a jamais eu affaire à cela», précise Pierre Carli, du Samu de l'hôpital Necker. «On raisonne sur du virtuel. Il est difficile d'imaginer des scénarios, ils peuvent être aléatoires ou exagérés», avoue François Bricaire, du service de maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Depuis un an et demi et la mise en place du plan Biotox, hôpitaux, pompiers, gendarmes et instituts de veille sanitaire ont décidé de prendre au sérieux les menaces chimiques ou biologiques. Et ils s'organisent. «Est-ce que cela nous couvrira à 100 % ?, s'interroge Pierre Carli, du Samu de Paris. Sûrement pas. Mais, au moins, nous ne serons pas pris au dépourvu.» Tour d'horizon des principales mesures envisagées.
150 volontaires vaccinés contre la variole
Dans quelques jours, 150 volontaires principalement du personnel médical, mais aussi des pompiers et des gendarmes seront vaccinés contre la variole. De façon à disposer d'un «petit noyau prêt à intervenir si par malheur il arrivait quelque chose». Ce seront les premiers en Europe à être revaccinés. La maladie mortelle, très contagieuse, a disparu de la surface du globe en 1977. Le dernier cas français remonte à la fin des années 50, et les dernières vaccinations en France à 1984. Pas question pourtant de vacciner massivement pour l'instant. D'abord, le risque d'attaque bioterroriste par le virus «est plus que minime», d'après Bricaire. Ensuite, le vaccin n'est pas dénué d'effets secondaires, qui peuvent être graves. En cas d'alerte maximum, les autorités sanitaires estiment pouvoir vacciner 60 millions de personnes en quatorze jours. En attendant, des dépliants et un film seront présentés aux professionnels de santé, pour leur apprendre à reconnaître cette maladie qu'ils n'ont encore jamais rencontrée.
Des stocks de produits augmentés
Fin mai, les autorités disposeront de 72 millions de doses vaccinales antivariole et de 60 millions d'aiguilles spéciales. Pour les stocks d'antibiotiques anticharbon, «pas de problème», assure un responsable. Pour faire face à une intoxication chimique, des antidotes comme l'atropine, la prostigmine, etc. existent. Le bleu de Prusse pourrait neutraliser certaines contaminations avec des produits radioactifs (thallium ou césium). On s'organise aussi pour obtenir des immunoglobulines antibotuliniques contre la toxine botulique.
Un laboratoire d'urgence 24 heures sur 24
A la Cibu (Cellule d'interventions biologiques d'urgence), depuis octobre, à l'Institut Pasteur trois techniciens et un coordinateur se préparent à intervenir 24 heures sur 24. Ils disposent d'un laboratoire de haute sécurité pour analyser les souches pathogènes. Il s'agit d'identifier rapidement les virus et les bactéries sur lesquels personne ne travaille, mais aussi de servir de soutien à des laboratoires de recherche qui pourraient être débordés en cas d'attaque.
Attaques chimiques très redoutées
C'est le risque chimique que les experts craignent le plus. Selon eux, le bacille du charbon n'assurerait pas un «résultat garanti» aux terroristes. Quant au risque de variole, «il est plus que minime. Les terroristes prendraient trop de risques. Ils ne le contrôleraient pas comme ils le veulent». Depuis quelques mois, les hôpitaux et les Samu se dotent donc de matériel spécial : respirateurs, antidotes, tenues de protection imperméables aux toxiques. Et, surtout, davantage de formation du personnel. Comment se protéger, comment protéger les malades, comment ne pas diffuser le produit contaminant... ? Les réponses à ces questions et des travaux pratiques sont désormais inclus dans les programmes des étudiants en médecine. Les personnels du Samu se préparent aussi dans cette optique.
Eau et circuits de distribution alimentaire protégés et surveillés
Le programme Biotox a changé le goût de l'eau. Pour neutraliser une éventuelle contamination des réseaux par la toxine botulique, les distributeurs ont reçu pour consigne d'augmenter la chloration de l'eau à 0,3 mg par litre, pour atteindre 0,1 mg par litre au robinet. L'objectif serait atteint dans 60 % à 70 % des cas. Dans les villes de plus de 10 000 habitants, le taux de succès serait plus élevé. Le Commissariat à l'énergie atomique travaille sur des puces à ADN ou des détecteurs électromagnétiques, et, dans les prochains mois, nombre d'agents pathogènes pourraient être recherchés en continu. En attendant, les distributeurs d'eau et les grandes firmes alimentaires sont priés de se protéger contre l'effraction, par des caméras de surveillance et des alarmes. Mais, globalement, les experts croient peu à une contamination par ce biais.
Eviter «l'explosion épidémique»
Neuf centres hospitaliers répartis dans toute la France ont reçu des équipements spéciaux (sas de décontamination, analyseurs...) et s'organisent pour accueillir un très grand nombre de blessés en peu de temps. L'Institut de veille sanitaire a sensibilisé son personnel dans les régions. Missions ? Détecter un premier cas suspect d'infection ou d'intoxication au plus vite pour éviter «l'explosion épidémique». Ensuite, la cellule nationale NRBC de la gendarmerie (risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique), créée il y a dix-huit mois, isolera les individus contaminés. Pour l'instant, cinq personnes travaillent à temps complet sur ce programme.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 12:29:07
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BIO-TERRORISME
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Mercredi 19 février 2003
BIOTOX
| Le gouvernement renforce le plan "Biotox" contre le bioterrorisme |
Le gouvernement renforce quotidiennement le plan de lutte contre les menaces bactériologiques, baptisé "Biotox", qui est opérationnel depuis septembre dernier, a déclaré mercredi le ministre de la Santé Jean-François Mattei.
M. Mattei a indiqué avoir présenté en Conseil des ministres "la totalité du plan" visant à répondre à d'éventuelles attaques bactériologiques, qui complète deux autres plans, "Piratox", contre les attaques chimiques, et "Piratome" contre les attaques nucléaires.
Ce plan "est opérationnel depuis septembre mais nous le renforçons quotidiennement en fonction des informations qui nous viennent" et des exercices de prévention, a dit M. Mattei aux journalistes à l'issue du Conseil des ministres.
Le plan comporte 7 volets et 28 chapitres d'actions, notamment l'encadrement plus strict de la détention des agents biologiques (certaines industries pharmaceutiques sont protégées comme des points sensibles), une protection renforcée des réseaux de distribution d'eau, le renforcement de la veille sanitaire, la sensibilisation du corps médical, la constitution de stocks de médicaments (antibiotiques, antidotes), et la préparation d'une stratégie de vaccination en cas d'agression par la variole.
Rendant compte des travaux du Conseil, le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a souligné que, depuis les attentats de septembre 2001, "la menace bioterroriste ne relève pas de craintes excessives" car "l'arme biologique est peu coûteuse à produire".
"Dans le contexte actuel, charbon, variole et botulisme sont les principales menaces, mais la France ne peut négliger le risque chimique (ypérite, sarin, phosgène, cyanure d'hydrogène, thallium, ricine)", a-t-il ajouté.
Il explique ainsi que le "dispositif de préparation a été considérablement renforcé" et associait pleinement les ministères chargés de la sécurité intérieure, de la défense et de la santé. |
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-19 11:56:57
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BIO-TERRORISME
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Mardi 18 février 2003
BIO-TERRORISME
DÉONTOLOGIE Les éditeurs des principales revues savantes lancent un appel à ne pas publier certains travaux sensibles
Bioterrorisme : faut-il censurer la science ? Les revues scientifiques peuvent-elles publier sans restriction des travaux susceptibles d'inspirer des bioterroristes ? Alors que les Etats-Unis sont placés en état d'alerte orange depuis une semaine, les représentants des plus importantes publications savantes ont rendu public samedi un appel à la vigilance et à l'autodiscipline, lors de la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), à Denver. A partir de quel moment ne faut-il pas mettre la science entre toutes les mains ? Peut-on censurer la science ? Le débat est complexe. Cet appel a constitué le point fort de la réunion de l'AAAS, qui se poursuit jusqu'à demain en présence d'environ 5 000 participants. Fondée en 1848, éditrice depuis 1900 de l'hebdomadaire Science, l'AAAS fédère des dizaines de sociétés savantes américaines.
 Denver (Colorado) : de notre envoyé spécial Fabrice Nodé-Langlois [17 février 2003]
 «Il y a des informations, qui, bien que ne relevant pas encore d'une liste ou d'une définition précise, représentent un risque suffisamment important d'être utilisées par des terroristes pour ne pas être publiées.» Tel est le message principal de la déclaration rendue publique samedi à Denver. Le texte sera publié cette semaine dans les comptes rendus de l'académie américaine des sciences (Pnas, mardi), l'hebdomadaire britannique Nature (jeudi) et son concurrent américain Science (vendredi). Il est endossé par trente-deux signataires, qui représentent les plus grandes revues scientifiques et médicales d'envergure mondiale, parmi lesquelles, outre les trois premières citées, le New England Journal of Medicine ou le Jama. Du jamais-vu.
Cet appel intervient juste à la fin de la semaine où les autorités américaines ont décrété l'alerte orange au terrorisme. Une semaine où les médias et les humoristes ne parlaient plus que du ruban adhésif qu'il est conseillé de coller sur ses fenêtres pour protéger sa maison contre les microbes d'al-Qaida ou les gaz chimiques irakiens.
La déclaration sur «la science potentiellement dangereuse» n'a cependant pas été rédigée dans la précipitation. Cela fait des mois que les scientifiques y réfléchissent. A l'initiative de Ronald Atlas, président de l'Association américaine de microbiologie, l'Académie des sciences (NAS) et le Centre d'études stratégiques internationales (Csis) ont organisé un séminaire, les 9 et 10 janvier 2003. Etaient présents des chercheurs, biologistes et microbiologistes, des éditeurs de revues et des représentants du gouvernement. «On sentait de la tension», raconte Donald Kennedy, le directeur de la publication de Science, dans son éditorial à paraître vendredi. Deux cultures s'affrontent : d'un côté la science, de l'autre la sécurité. «Les spécialistes de sécurité voient des risques dans tout ce que nous faisons», résume Ronald Atlas.
Le débat n'est pas nouveau. Les physiciens du nucléaire y ont été confrontés dès les années 40, lors de la mise au point de la bombe atomique, et plus encore après Hiroshima. Les spécialistes des fusées et de balistique ont également dû respecter des règles sur la prolifération.
«La communauté des biologistes a été lente à reconnaître les risques de détournement, concède Ron Atlas, la vigie des microbiologistes. L'alerte à l'anthrax a changé notre vision.»
Comment, concrètement, les éditeurs comptent-ils contrôler les travaux sur des sujets sensibles ? «La biosécurité doit devenir l'un des critères d'évaluation des relecteurs», résume Ron Atlas. Première difficulté, il n'y a pas de ligne rouge bien établie. «Où est la limite entre la pornographie et l'art ? En biologie, personne ne sait définir ce qu'est une information dangereuse», poursuit le chef de fil des microbiologistes. Ron Atlas propose un exemple, cependant : «La méthode pour militariser le bacille de l'anthrax n'est pas publique. Je ne veux pas qu'elle le devienne. On ne publiera pas de recette de cuisine. Ce n'est pas de la censure, car les chercheurs pourront toujours s'exprimer ailleurs, mais ils seront privés du sceau d'un journal à comité de lecture.» Faut-il généraliser la suppression des informations sur la méthode expérimentale, dans un article sensible ? «Si on enlève ce qui permet de reproduire une expérience, on tue la science», poursuit Ron Atlas, qui est chercheur à l'université de Louisville.
Autre cas que les participants des réunions des 9 et 10 janvier ont étudié. En janvier 2001, une équipe de chercheurs australiens a provoqué l'émoi en publiant des résultats très inquiétants dans le Journal of Virology (1). L'élaboration d'un contraceptif pour rongeurs, à partir du virus de la variole de la souris, a accidentellement produit un redoutable virus tueur. Selon les nouvelles règles de conduite, cet article serait toujours publié, estime Ron Atlas. Les auteurs eux-mêmes avaient mis en garde contre les risques attachés à leur recherche et avaient soumis leur écrit au gouvernement australien. En outre, «après la publication de cet article, raconte Ron Atlas, j'ai discuté avec le gouvernement (américain) sur la nécessité de développer des antivirus et de mieux préparer d'éventuelles quarantaines. L'article a servi d'aiguillon». Comme le résume Nicolas Cozzarelli, l'éditeur des Pnas, «tout travail qui a de la valeur pour des terroristes a de la valeur pour la lutte antiterroriste». Et quand la biodéfense bénéficie d'un budget fédéral en expansion foudroyante (1,6 milliard de dollars en 2003 contre 25 millions de dollars en 2000, selon Ron Atlas), l'attrait pour les sujets limites et ses financements ne peut que redoubler.
Pour encadrer les pratiques, Gigi Kwik, chercheuse au Centre de stratégies de biodéfense civile, propose un serment d'Hippocrate pour biologistes. Objection d'un participant de la conférence de Denver : Ken Alibek, l'un des pères du très avancé programme soviétique de guerre biologique, passé à l'Ouest dans les années 90, avait bien prêté le serment d'Hippocrate. Ça ne l'a pas empêché de le violer en concevant des armes bactériologiques redoutables. Gigi Kwik a interrogé longuement douze biologistes travaillant sur des agents sensibles. L'un d'eux, spécialiste de l'aflotoxine, qui se plaignait de nouvelles restrictions (notre encadré), ne savait pas que Saddam Hussein aurait utilisé l'aflotoxine contre les Kurdes. Et la plupart des savants interrogés par la jeune chercheuse ne connaissent pas la convention de 1972 sur les armes bactériologiques.
«On est dans la grande paranoïa», ironise un représentant de la Commission européenne, venu en observateur à Denver. En définitive, peut-on vraiment empêcher la prolifération des informations sur l'arme biologique ? «Je suis conscient que notre système ne sera pas infaillible, mais en empêchant certaines publications, on réduira quand même les risques», estime Ron Atlas. John Steinbruner, expert reconnu en bioterrorisme, de l'Université du Maryland, voit aussi les limites de cette autodiscipline. «Mais nous devons tout faire, et nous le pouvons, pour empêcher le développement d'armes qui soient à la fois très pathogènes, très infectieuses et très contagieuses, et qui pourraient, plus encore que les armes actuelles, tuer des dizaines de millions de personnes.»
(1) Nos éditions du 12 janvier 2001.
On pourra lire avec profit le livre de Dominique Leglu, La Menace, bioterrorisme: la guerre à venir, Robert Laffont, 2002, qui expose bien la problématique de la prolifération.
 A lire également • La «loi patriote» contre les bactéries • Pour une autocensure des scientifiques
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:26:08
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BIO-TERRORISME
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Mercredi 5 février 2003
BIO-TERRORISME
Bioterrorisme: projet international de recherche de médicaments anti-variole
PARIS, 5 fév (AFP) - Un projet de recherche international pour identifier des traitements de la variole devrait faire appel à la mise en commun de quelque deux millions d'ordinateurs personnels, selon l'université d'Oxford en Grande-Bretagne qui dirige l'opération.
La menace de l'utilisation de la variole comme arme de terreur est largement reconnue, rappelle mercredi l'université.
Cette mise en commun d'ordinateurs est destinée à obtenir une plus grande puissance de calcul. Il s'agit de confronter une base de données de 35 millions de molécules potentielles et plusieurs protéines cibles du virus de la variole, dans l'espoir de sélectionner des candidats-médicaments prometteurs.
Diverses institutions académiques et sociétés sont partenaires du projet, notamment IBM, United Devices, Accelrys et Evotech. Les résultats seront transmis notamment au ministère de la défense américain.
A l'image d'opérations comparables lancées pour le cancer (www.chem.ox.ac.uk/curecancer.html) en avril 2002 avec la participation de deux millions d'ordinateurs ou, début 2002 pour le charbon (www.chem.ox.ac.uk/anthrax/), réalisé en quatre semaines, le projet est basé sur le concept Grid (globalisation des ressources informatiques et des données), de mise en commun de ressources d'ordinateurs.
En pratique, pour participer, il suffit d'aller à l'adresse indiquée (http://www.chem.ox.ac.uk/smallpox/) et de charger un petit programme, un peu plus gros qu'une disquette. Ce programme se met en route mais s'arrête de tourner si vous avez besoin, pour travailler ou jouer, de toute la puissance de votre ordinateur. Les résultats sont transmis à l'occasion d'une reconnexion avec le net.
La vaccination reste le seul moyen de combattre la variole, mais elle pose des problèmes de délais, le temps que l'effet protecteur apparaisse après l'administration du vaccin, de stocks, au cas où il faudrait protéger de grandes masses de populations, et de risques d'effets secondaires.
L'éradication de la maladie a été solennellement proclamée par l'OMS en
En principe, seuls deux laboratoires, l'un américain et l'autre russe, sont détenteurs du virus. Ce qui n'empêche pas la crainte que des échantillons du virus soient parvenus aux mains de personnes malveillantes.
L'actuel vaccin contre la variole est fabriqué à partir de la vaccine ou "variole de la vache". L'idée date du XVIIIe siècle et revient au médecin anglais Edward Jenner.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-05 10:18:33
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DEFENSE, TERRORISME, BIO-TERRORISME
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