IDENTITE
Cartes d'identité: accord de coopération entre Sagem et Gemplus
Dépêche reçue le 4/02/2003 à 8:51
Unité de fabrication de cartes d'identité française
Le groupe français d'électronique Sagem et le leader mondial des solutions basées sur les cartes à puce Gemplus ont annoncé mardi dans un communiqué commun la signature d'un accord de coopération visant à renforcer leur offre en matière de cartes d'identité sécurisées.
Les deux groupes entendent "développer ensemble leurs activités dans le domaine de la biométrie et de la technologie de la carte à puce pour le développement de solutions d'identité sécurisées".
Sagem apportera son expertise et sa technologie avancée en matière de reconnaissance biométrique et d'intégration des systèmes, tandis que Gemplus fournira la technologie liée à la carte à puce ainsi que les logiciels et services associés utilisés dans les programmes d'indentité, selon le communiqué.
Les deux groupes estiment en effet que le segment des cartes d'identité sécurisées utilisant la reconnaissance biométrique devrait progresser rapidement "au cours des prochaines années". Sagem et Gemplus coopèrent déjà dans le domaine des cartes à puce utilisant les techniques de reconnaissance d'empreintes digitales.
Cette annonce de coopération intervient deux mois après l'annonnce de l'entrée du groupe français d'équipements de télécommunications dans le capital de Gemplus. Sagem avait annoncé le 4 décembre qu'il avait racheté la part du capital de Gemplus détenue par son fondateur Marc Lassus et détenait désormais 10% de l'électronicien, afin de "renforcer les partenariats industriels" entre les deux groupes. L'électronicien avait cependant démenti toute intention de prendre le contrôle de Gemplus.
Bientôt une puce avec données physiques dans les passeports japonais
Dépêche reçue le 4/02/2003 à 9:08
Manifestation en août dernier au Japon contre l'introduction d'un système national d'identification
Le Japon prévoit d'émettre à l'avenir des passeports équipés d'un micro-processeur renfermant une profusion d'informations physiques sur leur détenteur afin de prévenir le risque de falsification et faciliter les contrôles, a-t-on appris mardi de sources officielles.
"Les informations seront stockées dans des puces à circuit intégré et nous espérons y insérer des données sur l'iris, les empreintes de doigts et de paumes, la structure du squelette et les caractéristiques de la voix", a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères.
Le Japon n'a pas encore décidé la totalité des renseignements physiques qui seront renfermés dans la puce car un standard commun devrait être prochainement décidé avec les autres membres du G8 et l'Organisation de l'aviation civile internationale qui dépend des Nations Unies.
"Il s'agit d'un effort global. La nécessité d'accroître la sécurité des passeports est devenue encore plus urgente depuis les attentats du 11 septembre" 2001, a indiqué le responsable. Tous les ans, plus de 40.000 passeports japonais sont volés ou perdus dont 3.000 au Japon. En 2002, les autorités ont découvert 730 faux passeports japonais, en hausse de 400 par rapport à l'année précédente.